01/12/11: Lettre du SNICS/FSU au Président de la République.

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Béatrice GAULTIER
Secrétaire générale                Paris le 1er décembre 2011

Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur d’attirer à nouveau votre attention sur la situation statutaire des infirmières de la Fonction publique Etat et plus particulièrement  sur celle des infirmier(e)s  de l’Education nationale.

Vous vous étiez engagé, Monsieur le Président, dès 2007 dans un courrier au SNICS-FSU à revaloriser l’ensemble de la profession infirmière après la mise en œuvre de l’intégration des études d’infirmières dans le LMD.  Vos promesses ont été tenues pour la Fonction Publique Hospitalière  depuis la sortie des décrets en septembre 2010 mais également dans la Fonction Publique Territoriale. En effet pour exemple, la mairie de Paris organise déjà le recrutement d’infirmier(e)s dans un corps en catégorie A  avec des grilles identiques à celles de la Fonction Publique Hospitalière.

En revanche, la DGAFP et le Ministère de l’Education Nationale persistent à faire des propositions de scénarios qui ne sont pas des transpositions du statut de la Fonction Publique Hospitalière. Les mesures envisagées conduisent à dévaloriser les infirmier(e)s qui exercent au Ministère de l’Education nationale et à diminuer l’attractivité de leur profession.

Nous tenons à attirer votre attention sur les propos des deux inspections IGAENR et IGAS publiés dans le rapport parlementaire sur la médecine scolaire  :

« En ce qui concerne les infirmier(e)s de l’éducation nationale, si le nombre de candidats qui se sont présentés aux derniers concours de recrutement permet pour le moment d’équilibrer le dispositif, cette situation risque de ne pas perdurer si la carrière d’infirmier(e)s scolaires n’est pas revalorisée à l’image de ce qui a été consenti pour les infirmier(e)s travaillant dans les établissements hospitaliers.

La dépense induite par le passage en catégorie A des infirmier(e)s de l’État, de l’éducation nationale, a été évaluée par un rapport établi par deux inspections générales à 6,8 millions d’euros par an, au terme d’une période de transition de 5 ans (3). »

Selon le même rapport :

Cette mesure de revalorisation a été considérée comme « inéluctable » par M. Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’éducation nationale, lorsqu’il a été interrogé sur ce point par l’un des rapporteurs. Monsieur  Marimbert, secrétaire général du ministère de l’éducation nationale indiquait le 15 novembre 2011 à la mission parlementaire que  le ministère soutenait toujours très activement ce dossier sur le plan interministériel, afin de pouvoir continuer d’attirer dans le corps des infirmier(e)s de l’éducation nationale des personnels en provenance de la fonction publique hospitalière, mais que, la revalorisation de la carrière des infirmier(e)s de la fonction publique d’État ne concernant pas seulement les personnels de l’éducation nationale, cette demande posait des difficultés qualifiées de « techniques » par le ministère de la fonction publique. »

Les infirmier(e)s de l’éducation nationale qui représentent 92% des effectifs de l’Etat, ne comprendraient pas que la réforme que vous avez engagée pour la profession infirmière oublie les 7500 infirmier(e)s de ce ministère au regard de la réforme qui concerne les 350.000 infirmier(e)s de la Fonction Publique. Quel est le signal donné dans ces conditions au secteur spécifique de la profession au service des élèves de la maternelle à l’Université ?
Pourquoi, en effet, refuser à moins de 3% des infirmier(e)s de la Fonction Publique ce qui a été accordé à tou(te)s les autres, entachant ainsi pour la profession une avancée réelle dans le domaine de santé ?

En 2007, vous aviez pris une initiative politique de grande importance pour la qualité des soins auprès de l’ensemble de la population et pour une  juste reconnaissance des professionnels qui les mettent en oeuvre, y compris dans le domaine de la prévention des problèmes de santé pour la réussite scolaire de l’ensemble des élèves.

C’est la raison pour laquelle, j’ai l’honneur de vous demander au nom de mon organisation syndicale, auprès de qui vous aviez pris dès le départ cet engagement, de bien vouloir arbitrer ce dossier afin de garantir pour les infirmier(e)s de la Fonction Publique Etat une évolution de carrière identique à celle des 2 autres Fonctions Publiques.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.

B.Gaultier

Rapport parlementaire sur la « médecine scolaire » n° 3968

SNICS:Tel:  01 42 22 474 52

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