Droit des femmes et des adolescentes mineures .

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Paris le 8 octobre 2012

Droit des femmes et des adolescentes mineures . Des signes positifs qu’il faut mettre en acte !

Des signes positifs en faveur de l’amélioration des droits des femmes et en particulier de la contraception des adolescentes mineures ont été annoncés par Najat Vallaud-Belkacem, la Ministre des droits des femmes, le 1er octobre 2012.

Elle confirme l’importance de la mobilisation de l’Etat et en particulier de l’Education nationale pour mieux accompagner les adolescentes mineures vers leur autonomie dans le domaine de la sexualité.

Concernant la contraception, depuis les années 2000, les infirmières de l’Education nationale ont vu leur capacité à prescrire se renforcer. En effet à la loi du 13 décembre 2000 relative à leur possibilité de délivrer la contraception d’urgence chez les adolescentes, s’est ajoutée tout récemment dans la loi, la possibilité de renouveler sous certaines conditions les contraceptifs oraux de moins d’un an.

Etant donné les chiffres préoccupants de grossesses non désirées et d’IVG chez les adolescentes mineures, rappelés par la Ministre, nous souhaiterions pouvoir mettre en œuvre dès que possible ce que nous considérons comme une amélioration sensible de l’accompagnement des adolescentes vers une contraception réussie. Les infirmières de l’Education nationale sont en attente des circulaires d’application du Ministère de la Santé.

Ce renforcement de nos missions est lié à la spécificité du soin infirmier dans le secteur éducatif et à notre présence au quotidien auprès des adolescents dans les établissements du second degré. Ce lieu de confidentialité que représente l’infirmerie permet d’apporter des réponses aux besoins et demandes de santé des adolescents, notamment dans le domaine de la sexualité.

En outre, cette proximité au quotidien permet, aux adolescentes, quel que soit le lieu de résidence, de bénéficier de la réponse et du suivi d’une infirmière.

Pour compléter cette évolution, un renforcement de l’éducation à la santé et à la sexualité dans les établissements scolaires nous semble nécessaire. Cependant, il nous paraît essentiel de distinguer ce qui relève de l’information, qui peut être assuré par un partenariat extérieur, et ce qui relève de l’éducation à la santé qui suppose un processus de maturation, de suivi, d’accompagnement à mettre en œuvre au quotidien dans les établissements scolaires par les équipes éducatives.

Alors oui à la Ministre des droits des femmes pour mobiliser l’Etat et mobiliser plus encore et sans tarder les infirmier(e)s de l’Education nationale, présent(e)s chaque jour auprès de ces élèves mineures.

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